MASSOGNES DANS L'HISTOIRE DE FRANCE

Massognes
Jarzay
La préhistorique    
l'époque Gallo-romaine     Les sires de Rouffignac  
le Dieu Mercure     Jehan de la Haye  
Du 3e siècle à l'an mil     Les sires de Mauléon  
L'an mil et le moyen-age     De Caumartin  
Eglise de Massognes     Les De Laistre  
la féodalité     Le château de Gerzé  
Haute justice     Le château et le parc  
Les Dallilay     Les maires de Jarzay  
       
Le fief de la tour de RY        
Le fief de la tour de Massognes        
Le fief de la Guérinière        
Le fief de la Roche Bourreau        
L'arrière fief des Champs        
L'arrière fief de Battreau      
Les épreuves        
La révolution      
Les maires de Massognes        
Population et démographie        
L'école        
Les instituteurs de Massognes au XIXe siècle      
l'invasion du phylloxéra        
L'épidémie de suette miliaire        
Les monaies     retour accueil  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
Massognes dans l'histoire de France.
 
    La plus modeste commune du canton de Mirebeau, Massognes n'est pas pour autant
  un village sans histoire. Bien au contraire.

 

 

A l'époque préhistorique

Le site a été très anciennement peuplé. Les preuves en sont multiples. Des outils primitifs, en pierre taillée et polie, ont été mis au jour dès le début du XXe siècle. Un rapport adressé en 1924 à monsieur l'Inspecteur d'Académie de Poitiers par monsieur Laurentin, instituteur dans la localité, s'intitule : Outils préhistoriques trouvés à Massognes.

" On trouve sur le territoire de la commune des haches ou plus souvent des fragments de haches en pierre polie… Dix-huit échantillons ont été recueillis à ce jour. Chacun d'eux a été étiqueté avec indication du lieu-dit où il a été découvert. Ces outils étaient répandus sur tout le territoire de la commune. Ils semblent provenir de matériaux étrangers à la localité et d'origine assez lointaine puisque la région est argilo-calcaire. "

La collection constituée par monsieur Laurentin a malheureusement disparu. Mais la véracité de ce document de 1924 ne peut être mise en doute.
La confirmation en a été donnée lors des fouilles de 1982 qui ont mis au jour des silex taillés et des pierres polies typiques des temps préhistoriques sur la pente du coteau descendant vers l'étang actuel.
La photographie aérienne réalisée au-dessus du village des " Champs " révèle les vestiges de ce qui pourrait avoir été un enclos protohistorique ou gaulois, témoignage de la présence d'une population paysanne pratiquant l'élevage.
Haut de page

l'époque Gallo-Romaine

Les fouilles de 1982

En 1982, la municipalité envisage le creusement d'un étang.
Des sources secondaires avaient pu être localisées à proximité de la source déjà aménagée près du site retenu. Le conseil municipal décide alors de faire creuser, à flanc de coteau, une tranchée afin de pouvoir évaluer les capacités de ces sources à alimenter valablement l'étang projeté.
Le creusement de cette tranchée mit au jour des fragments très importants de poutres de chêne, bien conservés dans un sol constitué d'une épaisse argile blanche et constamment humide.
Les services archéologiques départementaux alertés ont conclu à la découverte d'un site gallo-romain. De très nombreux morceaux de briques et de tuiles, quelques tessons de céramique commune et de sigillée, tous datables de l'époque gallo-romaine, les ont persuadés de l'intérêt du site. En 1983, une campagne systématique de fouilles a été menée sous la direction de monsieur Bruno Gaudichon, conservateur adjoint du musée de Poitiers.
C'est dans une couche d'argile blanche, sous-jacente à la terre arable très noire que l'essentiel du matériel a été trouvé. Il semble probable que ces sources ont été jadis aménagées et qu'elles étaient bordées d'habitations ou de bâtiments utilitaires.
On a ainsi exhumé, outre les poutres de chêne :
- Une grande quantité - plusieurs centaines - de tuiles à rebords(tegulae) dont quelques-unes intactes, provenant des toits des habitations.
- Des céramiques en nombre important, malheureusement très abîmées et peu susceptibles d'être reconstituées. L'essentiel des trouvailles consiste en récipients domestiques : vases, cruches, pots, amphores en céramique commune brune, rouge ou noire. Quelques fragments de sigillée (poterie rouge brique marquée de sceaux) ont été retrouvés ainsi que des poids utilisés pour le tissage.
- Des monnaies : 9 pièces dont six sont fort abîmées. Les autres, identifiées par un numismate, sont datables du IIIe siècle après J C. La plus belle, très lisible, est un sesterce à l'effigie de l'impératrice Julia Augusta. Une autre représenterait Victorinus, régnant en Gaule à la fin du 3ème siècle (268 - 270)ainsi qu'u
ne autre pièce frappée à Pavie, serait un Antoninus de Probus casqué, monnaie de la fin du 3e siècle de notre ère..
- Une magnifique statuette en bronze représentant le dieu Mercure, debout sur un podium. Cet objet, très bien conservé, a été découvert par monsieur Jules Fortune, principal artisan des fouilles et passionné d'archéologie. Monsieur Maurice Gabard, maire de Massognes à l'époque et forgeron émérite a reproduit et agrandi cette statuette et ce nouveau "Mercure" est devenu l'emblème de l'étang réalisé sur le site, étang qui porte son nom. Hommage de la population contemporaine de Massognes à la population gallo-romaine du village.

Des campagnes systématiques de photographies aériennes ont révélé de nombreux vestiges de construction, en particulier à proximité de la rivière. Un seuil a été mis au jour. Des fragments de marbre, des objets métalliques, des débris de verre, de nombreux ossements d'animaux divers attestent une présence humaine relativement importante, un village resté anonyme.
Une autre découverte sur le site a intrigué les archéologues. Il s'agit d'une importante chaussée d'environ 125 mètres de long et de 6 mètres de large, sorte de digue ou de voie émergée traversant la zone inondable proche de la rivière La Dive. Cette digue était constituée par deux murs parallèles en pierres sèches, réunis par un agglomérat de glaise, de tourbe, de résidus calcaires et de fragments de tuiles romaines. Elle pourrait être postérieure à l'époque gallo-romaine, datant peut-être de l'époque mérovingienne.
Haut de page

Du IIIe siècle à l'an Mil, une longue nuit…

Dès la fin du 3ème siècle arrivent les envahisseurs barbares.
Vers 275, les Francs, aidés des Alamans, déferlent jusqu'à Bordeaux. Plus tard surviennent les tribus Germaines, les Burgondes, les Vandales, les Goths. Plus tard encore les Huns, en 451, les Wisigoths que Clovis, roi des Francs, arrête à Vouillé. Deux siècles s'écoulent et c'est l'envahisseur arabe que Charles Martel contraint à se retirer, en 732, après la bataille de Poitiers.
Notre région, le seuil du Poitou, a été très concernée par les invasions et les batailles, les meurtres, les incendies, les pillages qu'elles suscitaient. Malheureusement, au niveau local, aucun témoignage ne nous est parvenu de cette époque tragique. Mais la paix romaine n'est plus qu'un souvenir.
C'est pendant ces siècles de barbarie que se répand le christianisme. Saint Hilaire et Saint Martin évangélisent le Poitou à la fin du IXe siècle. En 560, Sainte Radegonde fonde à Poitiers le monastère de Sainte Croix. Les cultes païens des Gallo-Romains sont progressivement supplantés par la religion chrétienne. L'histoire et les légendes se mêlent. La religion prend une place de plus en plus importante dans la société.
Localement, les seuls vestiges de ces siècles de barbarie sont les sarcophages mérovingiens, sépultures de pierre, qu'on aurait retrouvés enfouis dans le sol à faible profondeur. Monsieur Laurentin affirme, dans son rapport de 1924 :

" L'un d'eux a été exhumé en ma présence. Il contenait encore les ossements d'un homme qui paraissait couché sur le coté. Le propriétaire (du champ) m'a déclaré que deux cercueils existaient encore à coté. Ces cercueils étaient recouverts de pierres plates et minces que l'on rencontre en quantité dans certains champs. Plusieurs d'entre eux ont été exhumés autrefois et servent d'abreuvoirs "

Il faudra attendre le moyen-age pour trouver des éléments irréfutables de l'histoire locale et de l'évolution de la société.
Les années qui ont précédé l'an Mil, les IXe et Xe siècles, ont été marquées par les invasions normandes. Le pouvoir royal est impuissant à rétablir l'ordre. De nouveau, la misère et le désespoir submergent le pays, tandis que, localement, la résistance seigneuriale s'organise.
Haut de page

L'an Mil et le Moyen-Age

Deux faits essentiels sont survenus autour de l'an Mil : La place prédominante de l'église chrétienne et l'établissement de la féodalité. Les deux phénomènes sont étroitement dépendants l'un de l'autre. C'est grâce aux églises que la foi va se répandre, mais c'est grâce aux donations et aux libéralités des seigneurs que peuvent être édifiées les églises des villes et des villages par lesquelles le christianisme va s'ancrer dans le pays.

L'origine de l'église de Massognes

Dès la fin du Xe siècle, les vicomtes de Thouars, très puissants, participent financièrement à la construction de l'abbaye d'Airvault. L'église abbatiale est édifiée grâce aux dons d'Aldearde, vicomtesse de Thouars, épouse d'Herbert 1er. Elle est mentionnée en 971. Plus tard, l'abbaye a été réformée par Pierre de Saine Fontaine et la nouvelle église abbatiale consacrée en 1100.
L'abbaye est une communauté de moines, gouvernée par un abbé. C'est une société autonome, pouvant avoir sous sa dépendance des prieurés dans lesquels un prieur représente l'abbé.
L'église de Massognes est un des prieurés dépendant de l'abbaye d'Airvault. C'est un prieuré cure, un prieur curé desservant la communauté paroissiale. Le prieuré des Champs au prieuré de la Bourrelière était, lui, un prieuré simple dépendant également de l'abbaye d'Airvault.
Haut de page

L'église de Massognes - dédiée à Notre Dame


Elle date vraisemblablement du XIIe siècle, de l'époque où l'abbaye dont elle dépendait était à l'apogée de sa puissance. Il s'agit d'une construction de style roman, modeste mais indiscutable témoin du roman rural poitevin auquel appartiennent aussi les églises voisines : Mazeuil, Frontenay.

  Elle a conservé sa disposition originelle, celle d'une croix couchée.
  A l'origine, son plan est simple : nef et sanctuaire rectangulaires, chevet droit percé de trois baies étroites.
Le portail en plein cintre est encadré par deux paires de colonnes surmontées de chapiteaux décorés. La triple rangée de voussures est soulignée par une archivolte ornée de pointes de diamant. Des modillons sculptés soutiennent une corniche au-dessus de laquelle s'ouvre une fenêtre couronnée par une double arcatures romane en plein cintre. Les murs gouttereaux sont percés de fenêtres semblables. Sur les murs s'appuient des contreforts massifs. Un clocher-mur qui ne semble pas dater de l'époque romane surmonte la façade de l'édifice.
L'église a subi bien des modifications au cours des siècles. Au XVIe siècle, elle possédait une bretèche, un ouvrage défensif. Au XVIIIe siècle, on y a adjoint une sacristie. Elle était autrefois couverte en tuiles. Il ne semble pas, par contre, qu'elle ait eu beaucoup à souffrir ni des guerres de religion, ni des troubles révolutionnaires de 1789. Les chapelles latérales ont été édifiées au XIXe siècle (1862).
La paroisse de Massognes est mentionnée dans le cartulaire de Saint-Cyprien en 1122, dans celui du chapitre de Saint Hilaire de Poitiers en 1162, dans le pouillé de Gauthier de Bruges au XIVe siècle et par le chapitre de Mirebeau en 1401.
Jusqu'à la révolution de 1789, elle faisait partie de l'archiprêtré de Parthenay et du diocèse de Poitiers.
De la même époque date peut-être l'église de Jarzay, qui était en fait la chapelle seigneuriale dépendant du château. Elle a aujourd'hui disparu et il n'en reste que le clocher carré, sans caractère particulier.
Haut de page

 

L'établissement de la féodalité

Aux alentours de l'an Mil, Le comte du Poitou, duc d'Aquitaine, Guillaume Fier à bras et le comte d'Anjou, Geoffroy Grise Gonnelle se disputent le pays de Mirebeau situé sur les marches de leurs domaines. La région est, au début du XIe siècle, le théâtre de luttes sanglantes qui se terminèrent par la victoire du comte d'Anjou, Foulque Nerra qui intégra le Mirebalais à ses possessions.
Pour protéger des territoires chèrement conquis, les comtes d'Anjou édifièrent des forteresses défensives sur leur frontière avec le Poitou : le château fort de Mirebeau et celui de Moncontour furent les principales de ces forteresses.
A cette époque, la région est dominée par un petit nombre de personnages puissants qui reconnaissent pour leur suzerain le baron de Mirebeau, lui-même vassal du comte d'Anjou. Les seigneurs possesseurs des fiefs principaux édifient à leur tour des ouvrages défensifs : châteaux forts, tours, maisons fortes, pour se protéger des incursions ennemies. Ils s'attachent à leur tour les notables de leurs domaines par des liens de vassalité analogues à ceux qui les lient à leur suzerain.
Ainsi se constitue un tissu d'arrière-fiefs d'une extrême complexité. Le système - la féodalité -semble établi au temps d'Aliénor d'Aquitaine et des derniers Plantagenets (vers 1200).
Les documents fiables, en ce qui concerne les XII et XIIIe siècles font défaut. Les fiefs concernant la baronnie de Mirebeau sont connus grâce aux "aveux" qui sont des actes par lesquels les seigneurs vassaux reconnaissent la suzeraineté de celui qui leur a concédé leur fief.
Haut de page

L'ORGANISATION FEODALE

Massognes dans la baronnie de Mirebeau
Aux XIVe et XVe siècles

A l'examen de la carte de la Baronnie de Mirebeau, comme à l'étude de l'aveu de 1508 rendu au Roi Louis XII, on se rend compte de la complexité du système féodal.

 

 

Dans l'actuelle commune de Massognes existaient

 

 

  • Un fief de haute justice : Jarzay

 

 

 

 

  • Deux fiefs de moyenne justice :

 

 

 

 

 

  • La Ratonnière, proche de Jarzay.

 

 

 

 

  • La Tour de Roi - ou de Ry - au bourg de Massognes

 

 

 

  • Un fief de basse justice, mais néanmoins important, le fief de la tour de Massognes, qui a donné son nom au village.

 

  • Six arrière fiefs disposant de la basse justice :

 

 

  1. La Mothe-Bureau
  2. Quinchamp
  3. La Guérinière, au bourg de Massognes.
  4. Battreau.
  5. La Roche Bourreau
  6. Les Champs

 

 

Soit par moins de dix fiefs - sans compter les hébergements - sur un territoire plutôt restreint.

Le fief de haute justice : Jarzay

Le fief de la tour de Ry à Massognes

C'est en 1329 qu'on trouve la première mention de ce fief de moyenne justice appartenant alors à Jouffroy de Ry. En 1467, il appartient à François de la Touche. Indépendant aux XVe et XVIe siècles, il est intégré au XVII ème à la châtellenie de Jarzay. Il possède à l'évidence un ouvrage défensif, une tour qui fait partie sinon d'un château fort, du moins d'une maison noble fortifiée.
  Il est tenu :
    - en 1474 Jehan Vigeron, écuyer.
    - en 1508 par Sauvage Vigeron, écuyer.
    - en 1534 par les héritiers de Charles Vigeron.
Dans sa mouvance, un hébergement, l'Autoninière au bourg de Massognes. Haut de page

Le fief de la tour de Massognes

      Son nom est celui là même de la paroisse. Massognes est à la fois le nom du fief, celui de la paroisse
et celui du seigneur possesseur du domaine.
  Ce nom a d'ailleurs évolué au cours des siècles.
    - MACOGNIA 1262  
    - MACOIGNE 1262  
    - MASSOIGNE 1338  
    - MASSOUGNES 1478. Jusqu'en 1789, l'usage est d'écrire MASSOUGNES
    - Après la révolution s'impose MASSOGNES - mais les descendants actuels de la famille seigneuriale ont conservé l'orthographe MASSOUGNES.
  Le fief possède un ouvrage défensif - une tour - - Les sires de MASSOUGNES en sont les premiers propriétaires connus. Ils sont possessionnés dans les localités voisines. Mais dès la fin du XVème siècle, la seigneurie passe sous la domination de la famille de Mauléon et les descendants des sires de Massognes se dispersent dans le Chatelleraudais, la Charente et au-delà.
 
  Les sires de Mauléon leur succèdent dans le fief.
  On cite : Jehan de Mauléon 1438    
    Pierre de MAULÉON 1452 - 1480    
  Antoine de MAULÉON 1507  
  Robert de MAULÉON 1563

Un grand nombre d'arrière fiefs figurent dans la mouvance de la seigneurie de Massognes, entre autres :

Le fief de la Guérinière

    EN 1431, la Guérinière est une maison noble au bourg de Massognes.
    En 1508, Artus de la Chaussée, seigneur de la Guérinière entre en conflit avec Antoine de Mauléon.
    En 1600, c'est Jean Chapron qui est le seigneur de la Guérinière .
    Après l'installation à Massognes de la lignée des Fouquet, la seigneurie passe sous la domination de cette famille, sans doute à la suite du mariage d'Isaac Samuel Fouquet avec la veuve de Jean Chapron. Haut de page

L'hébergement de Massognes

  En 1315, il aurait été tenu par Pierre de Froze, puis plus tard par son fils Jehan de Froze.
  En 1365, Hugues de Froze leur descendant est sanctionné par le roi Charles V pour ses sympathies avec le duc d'Aquitaine. Preuve qu'il participe aux combats de la guerre de cent ans et du coté des ennemis du roi de France.

Le fief de la Roche Bourreau

  On peut très bien le localiser, même si depuis longtemps toute trace d'habitation a disparu.
  Les titulaires du fief étaient les descendants d'une très ancienne famille Borrel ou Borreau établie dans la région depuis le XI ème siècle (Pierre Borrel cité en 1077 Laurent Borrel en 1160 Aimeri Borreau à Mazeuil en 1178).
  Sans doute à la suite d'alliances, Aimeri de Marconnay, chevalier, prend le titre de seigneur de la Roche Borreau. En 1354, la seigneurie est tenue par Jean de la Roche, écuyer, vassal du baron de Mirebeau.
  Dans la mouvance du fief, on trouve plusieurs hébergements, dont l'un tenu un moment par Loys Fouchier, seigneur des Mées.
 

Le fief de la Roche Bourreau prospéra pendant des siècles. En 1547, le dernier descendant, René de La Rochefoucault, seigneur de la Roche Bourreau épouse Françoise de Chergé. Haut de page

L'arrière fief des Champs

  Il dépendait de la seigneurie de la Bourrelière : la Borrelle
  L"hôtel ", la maison forte et noble des Champs, était tenu en 1446 par Jehan de Marconnay, écuyer, en indivis avec Pierre des Roziers, écuyer, possesseur d'un "hôtel " dans la mouvance de la tour de Massognes.
  Au XVII ème siècle, le fief des Champs devient la propriété du seigneur des Mées, puis celle de la famille de La Porte des Vaux. Haut de page

L'arrière fief de Battreau

  Le passé du village de Battreau, dans la commune de Massognes, est très mal connu. On sait seulement qu'il était dans la mouvance des seigneurs des Peux de Liaigue.
  Deux hébergements à Battreau :
    L'un tenu en 1316 par de Battreau, écuyer.    
    L'autre tenu en 1316 par Jehan Brient.   Haut de page
  On ignore à quelle date l'arrière fief de Battreau se détacha de la seigneurie de Liaigre.

MASSOGNES au XVIe siècle

  Au début du XVIe siècle, le château n'est encore qu'une forteresse médiévale. Il est occupé
  depuis longtemps par les sires de Rouffignac.
    - Jehan 1er de Rouffignac, devient seigneur de Jarzay en 1432.
    - Jehan II de Rouffignac, son fils, lui succéda en 1454. C'est l'époque où le pays se relève de la guerre de cent ans.
    - Louis de Rouffignac est mentionné en 1508.
    - Jehan III de Rouffignac, hérite du domaine en 1350. C'est alors un fief important de la baronnie de Mirebeau, ayant droit de haute justice, c'est à dire pouvant juger des affaires criminelles, détenir des prisonniers et faire exécuter les sentences prononcées. Jean III de Rouffignac épouse Nicole de Chouppes, dame de la Ratonnière, faisant ainsi entrer ce fief de moyenne justice dans sa mouvance. La seigneurie échoit, en 1540, à leur second fils Hercule.
    - Hercule de Rouffignac, seigneur de Jarzay et de la Ratonnière de 1540 à 1562.
  C'est l'époque où se répand le protestantisme, la "religion prétendue réformée " Le seigneur de Jarzay rejette la religion catholique et devient huguenot. C'est sans doute grâce à lui qu'une église réformée, un temple, est construit à Cron (Craon) En 1539, il a épousé dame Anne de Razilly. Il meurt en 1562. Son fils lui succède.
    - Jehan IV de Rouffignac - lui aussi huguenot, prend une part active aux guerres de religion. Au cour d'un combat local, il est fait prisonnier par un seigneur catholique et gravement blessé. Libéré, il revient en son château où sa mère le soigne "pendant 2 ans et 4 mois " Il meurt de ses blessures en 1565.
    - Anne de Razilly, veuve d'Hercule de Rouffignac, devient alors dame de Jarzay et à ce titre rend hommage au baron de Mirebeau. Deux fois veuve, elle épouse en troisièmes noces, Bertrand Casteras de Seignon. Haut de page
  En 1572, elle vend la seigneurie de Jarzay à Jehan de la Haye, chevalier seigneur de la Haye, baron des Couteaux, conseiller du Roi et son lieutenant général en Poitou.

JEHAN de la HAYE et ses descendants

Jehan de la Haye fut maire de Poitiers en 1572 - 1573. Il prit une part active aux luttes religieuses.
Sa fille unique, Urbaine de la Haye, épousa Pierre de Launay et hérita de la seigneurie de Jarzay à la mort de son père, en 1575. C'est donc Pierre de Launay qui est seigneur de Jarzay quand se termine le XVIe siècle. Or, lui aussi n'a qu'une fille Urbaine de Launay qui sera son unique héritière. Haut de page

A Massognes, les sires de Mauléon puis les Fouquet

    C'est la dynastie des Mauléon (ou Montléon) qui domine le siècle.
    Cette famille, originaire de Chauvigny possède de vastes domaines. Elle s'est imposée à Massognes dès la fin du XIVe siècle, puis au XVe.
    Elle a supplanté la famille de Massougnes et sa résidence est, sans doute, la tour de Massognes (qu'on n'a pas pu localiser à ce jour)
    Au XVIe siècle, la seigneurie est possédée successivement par :
      - Pierre de Mauléon - 1480 - 1507
    - Antoine de Mauléon - 1507 - 1520
    - Robert de Mauléon - 1532 - 1553
    Guillaume Aubert devient à son tour, seigneur de Massognes. Il meurt en 1600. Quand s'achève e XVIe siècle, c'est Pierre Aubert, son fils, un prêtre qui possède le fief et le titre seigneurial. Haut de page

Une nouvelle dynastie : les Fouquet

  Isaac Samuel Fouquet, descendant d'une longue lignée angevine, apparaît à la fin du siècle, comme seigneur de la Guérinière. Un huguenot sans doute, comme le laissent présumer ses prénoms bibliques (et comme le confirmera la suite de l'histoire de cette famille illustre à Massognes jusqu'à la révolution de 1789.)

Massognes au XVIIe siècle

  Le XVIIe siècle voit s'affirmer la prééminence de la seigneurie de Jarzay sur celle de Massognes.

A Jarzay

Jarzay, qui n'est encore qu'un village de la paroisse de Cron, (Craon) possède un puissant château, centre d'une seigneurie qui, au début des années 1600, passe dans la possession d'une illustre famille poitevine : La famille de Sainte - Marthe.
  Urbaine De Launay, héritière du domaine, épouse Nicolas de Sainte - Marthe, conseiller du Roi, lieutenant général au présidial de Poitiers, maire de cette ville en 1613.
  Celui ci achète la seigneurie de Massognes à Pierre Aubert, en 1629, ainsi que plusieurs domaines
  - les moulins de Battreau (1634) Quand il meurt, en 1645, sa fille unique, Marie Urbaine de Sainte - Marthe, hérite de l'ensemble de ses biens qui sont fort étendus. Dame de Jarzay par sa mère, c'est une riche héritière.
  Elle épouse en 1652 un personnage important : Messire Louis-François Lefèvre de Caumartin, gentilhomme accompli, conseiller au parlement de Paris depuis 1644, maître des requêtes en 1653.
  En 1653, naît leur fils, Louis Urbain Lefèvre de Caumartin, Il n'a qu'un an quand sa mère meurt en 1654, il n'en est pas moins l'héritier légitime de la seigneurie de Jarzay.
  C'est probablement au cours du XVIIe siècle que le château de Jarzay est devenu cette demeure de plaisance, forteresse médiévale mise au goût de la renaissance, agrémentée de jets d'eau, de jardins, entourée d'un vaste parc, pourvue d'une chapelle, que nous révèlent les images de la collection Gaignères de 1699. voir le dessin
  Et pourtant, Messire Louis Urbain Lefèvre de Caumartin réside à Paris.
  Il remplit de hautes fonctions : maître des requêtes, intendant des finances, conseiller d'État. Il ne se désintéresse pas pour autant de ses domaines poitevins où il séjourne sans doute parfois, à la belle saison.
  En 1683, il obtient du Roi Louis XIV, après consentement de l'évêque de Poitiers, l'érection de Jarzay en paroisse. Le village devient ainsi une unité administrative autonome. Une église paroissiale est instituée dans l'ancienne chapelle du château. Un curé, Pierre Boulin, est nommé par monsieur de Caumartin, patron de la nouvelle église.
  En même temps, le domaine seigneurial s'agrandit. Après la seigneurie de Massognes, le fief des Champs, les seigneuries des Mées, de Vieillemont, de la Bourrelière, de la Guérinière sont intégrées au fief de Jarzay.
  L'ensemble est considérable. Aussi, monsieur de Caumartin demande et obtient d'un Louis XIV vieillissant la reconnaissance de la châtellenie de Jarzay, réunissant en un seul fief l'ensemble des territoires dont il est le suzerain.
  Cette reconnaissance valorise considérablement les possessions de monsieur de Caumartin en Mirebalais - possessions qu'il s'empresse de vendre - pour un bon prix - en 1712, au début du XVIIIe siècle.
  Avec les sires de Caumartin, Jarzay devenu paroisse, centre administratif, juridique, pourvu d'un magnifique château, a connu son "âge d'or "
  Pourtant, en 1693-1694, une terrible disette décime les paysans qui ne bénéficient guère des libéralités de leur seigneur et maître. Haut de page

A Massognes

Au XVIIe siècle, une nouvelle famille noble apparaît à Massognes : les Dallilay (ou d'Allilay)
  En 1631, il est fait mention de Jacques Dallilay, écuyer, seigneur de la Garenne, d'Aubigny et de Massognes. Jacques Dallilay meurt en 1676 et est enterré dans l'église.
  Son fils, Anselme Dallilay, lui succède. C'est un "noble homme " Il est de petite noblesse. Il épouse en 1681 demoiselle Suzanne Texier qui meurt prématurément en 1700. Devenu veuf, il épouse demoiselle Anne Chabot en l'église de Cuhon. De ce mariage, naîtront cinq enfants. Anselme, né en 1703, fut l'héritier du titre. Il est dit écuyer, seigneur de la Garenne, d'Aubigny et de Massognes.
  Une fille, Marguerite, dite demoiselle d'Aubigny, épouse un bourgeois de Jarzay, sergent royal.
  La famille Dallilay n'est plus mentionnée par la suite, son passage à Massognes fut de courte durée.
  La famille Fouquet s'installe durablement dans la paroisse. Isaac Samuel Fouquet est au début du siècle le seigneur de la Guérinière.
 
  Les Fouquet, devenus huguenots, furent impliqués dans les guerres de religion. Ils demeurèrent protestants après l'édit de Nantes. La politique intolérante de Louis XIV obligea Henri Charles Fouquet et son frère Charles à émigrer en Prusse.
  Frédéric - Philippe Fouquet, premier seigneur de Massognes, préféra abjurer pour épouser religieusement en 1685 dame Marie Servant.
  Chevalier, seigneur de Lésigny en Saumurois, il est lui aussi de petite noblesse. Une noblesse où les Fouquet sont maintenus par un acte de 1699.
  Son fils, Michel - Henri - Charles, né en 1688, ajoute à ces titres celui de seigneur des Grands Roziers, à la suite de procédures complexes avec la famille des Grands Roziers qui possède une maison noble au bourg de Massognes. Haut de page

Massognes au XVIIIe siècle

  Deux familles nobles ont dominé le siècle jusqu'à la révolution de 1789 :
  - A Jarzay, les comtes de Laistre
  - A Massognes, les chevaliers Fouquet des Grands Roziers.

A Jarzay

Les sires De Caumartin ont "régné " jusqu'en 1712, de loin sans doute. La châtellenie a été vendue à cette date à un seigneur breton, Paul Guyhon du Marquois, qui n'a fait qu'un bref séjour puisqu'en 1731 est déjà installé un nouveau seigneur : Pierre Claude de Laistre.
  Les De Laistre sont des seigneurs de haute et ancienne noblesse, originaires de l'Ile de France. Ils ont le titre de comtes de Fontenay (Fontenay les Brie) Ils se sont rendus acquéreurs de la châtellenie de Jarzay entre 1725 et 1730. Pierre Claude de Laistre est le premier à posséder le titre de seigneur de Jarzay en Poitou. Il réside au château - du moins épisodiquement. Il reste un personnage énigmatique. Il mourra sans descendance. En 1773, son neveu, Armand - Joseph de Laistre, né en 1731, devient le nouveau seigneur de Jarzay.
  Ses titres de noblesse sont nombreux. Il est "chevalier, seigneur, comte de Fontenay, du Lory, Jarzay et autres places " Il est " suzerain de Massognes, Cron, Vieillemont, la Bourrelière, les Mées "
  Son épouse, Armande, Eléonore, Jeanne de Chasteigner de Rouvre, née en 1752, appartient à une lignée de haute noblesse poitevine. Son père est marquis de Chasteigner, seigneur du Rouvre, seigneur de Touffou, chevalier de Saint Louis.
  Le comte et la comtesse De Laistre résident au château de Jarzay à la belle saison et en hiver dans leur "maison " de Poitiers.
  Outre leurs résidences, ils possèdent de vastes domaines immobiliers : Pas moins d'une douzaine de métairies, des bois, des moulins - qui leur assurent un revenu considérable. Auquel s'ajoutent les droits seigneuriaux, cens et terrages, qu'ils perçoivent sur l'ensemble de la châtellenie et les rentes que leur procurent leurs valeurs mobilières.
  Jusqu'en 1789, le comte de Jarzay est bien "hault et puissant seigneur " et son épouse "haute et puissante dame " Haut de page

A Massognes

  Les Fouquet, écuyers, seigneurs des Grands Roziers, font partie de la petite noblesse, bien plus modeste, proches de la société bourgeoise dont ils ne rejettent pas l'alliance.
  Michel, Henri, Charles Fouquet est seigneur pendant la première moitié du siècle. Il meurt en 1752.
  Son fils, Laurent - Jacques, né en 1737, lui succède. Il épouse en 1770 dame Renée Morin, fille de Jean, seigneur du Haut - Portau. Il meurt en 1776, alors que ses deux fils n'ont que 5 et 3 ans.
  Sa veuve dame Renée Morin, assure la " régence ", mais meurt - elle aussi prématurément en 1785.
  François - Philippe Fouquet, héritier du titre, n'a que 16 ans en 1789. C'est la sœur de son père, Marie Fouquet, épouse de François de Mouillebert, un bourgeois de Cherves, qui gère le domaine des Grands Roziers quand commence la période révolutionnaire.

La société paysanne d'ancien régime

  La société villageoise des deux paroisses compte approximativement 400 habitants.
Ce sont en majorité des paysans qui tirent leur subsistance du sol qu'ils cultivent. Ils sont laboureurs - propriétaires de leurs modestes domaines et d'attelages pour les cultiver - journaliers travaillant durement sur les terres de ceux qui les emploient ou domestiques au service des possédants. Tous dépendent des récoltes, bonnes ou mauvaises, selon les hasards du climat.
  Au cours des siècles, on a toujours connu des années fastes où la vie fut facilitée par de
bonnes conditions météorologiques génératrices de récoltes suffisantes pour nourrir la population. Mais on a aussi connu des années terribles où les inondations, les sécheresses et surtout la rigueur des hivers ont suscité des périodes de disette et même de famine pendant lesquelles la mortalité par malnutrition a été terrible. Parfois, des épidémies meurtrières ont décimé les populations qui n'avaient pas accès aux soins médicaux.
Les années d'épreuves pour nos villages :
    1693 - 1694 - mauvaises récoltes - effroyable misère.
    1709 - hiver d'une rigueur exceptionnelle, famine générale dans la France entière. Mortalité effroyable.
1732 - 1736 - 1747 - inondations catastrophiques qui ruinent les récoltes - crise de subsistance.
    1740 - conditions météorologiques catastrophiques en toutes saisons. La population est décimée par les maladies pulmonaires et la disette.
1766 - hiver glacial qui anéantit les récoltes semées à l'automne.
1785 - terrible épidémie qui génère une mortalité effroyable.
1788 - 1789 - hiver très rigoureux et profonde crise de subsistance qui jouèrent un rôle dans l'origine de la révolution.
Pendant des siècles, les aléas de la météorologie conditionnèrent absolument la vie des pauvres gens.
        Haut de page
    Les paysans ne sont pas les seuls habitants de nos villages. Près d'eux vivent les artisans. Tous les corps de métiers sont représentés, ce qui permet à la société rurale de vivre en quasi-autarcie. Et d'abord les meuniers dont dépend "le pain quotidien ", mais aussi les artisans du bâtiment : les maçons, les charpentiers, les auxiliaires du cultivateur : Les forgerons, les charrons, le maréchal ferrant et puis les tisserands, les couturières, les sabotiers, les cordonniers.
    Ce n'est que rarement qu'on achète aux foires et aux marchés de Thénezay et de Mirebeau ce qu'on ne trouve pas au village.

MASSOGNES et la révolution de 1789

  La révolution de 1789 marque une évolution importante dans le destin des paysans.
Les changements se précipitent. En février 1789 - après un hiver extrêmement rigoureux qui a mis les habitants au bord de la famine - les délégués des deux paroisses rédigent leurs cahiers de doléances(celui de Jarzay est conservé aux archives Départementales d'Angers). Ils demandent - comme tous les Français - l'abolition des droits seigneuriaux et l'égalité de tous devant l'impôt. Leurs souhaits sont exaucés par les décisions d'abolition des privilèges prises la nuit du 4 août 1789, puis les réformes mises en place par les assemblées successives. La proclamation de la république - le 22 septembre 1792 - après la chute de la royauté surprend les paysans qui ne sont pas les acteurs - à peine les témoins des épisodes révolutionnaires. Mais les nouvelles décisions les concernent.
    En 1787, Massognes et Jarzay deviennent des municipalités, avec un maire et des notables. Les deux villages deviennent des communes du département de la Vienne.
    En 1790, une nouvelle administration est mise en place.
    Massognes dépend du nouveau canton de Mirebeau et Jarzay du nouveau canton de Vouzailles.
  La réforme fiscale est établie et les nouveaux impôts seront payés par tous.
La taille et la gabelle, particulièrement détestées, sont supprimées et la vente du sel devient libre. Le clergé renonce à la dîme. La constitution civile du clergé est acceptée par les prêtres des deux paroisses qui deviennent curés jureurs, se disant eux-mêmes citoyens curés. Les guerres révolutionnaires touchent peu nos villageois, à l'écart de la Vendée soulevée. Mais la conscription et les réquisitions sont mal supportées. Les arbres de la liberté ne plaisent pas à tout le monde, puisque celui de Jarzay est abattu le 18 floréal an V (5 mai 1797). La nouvelle monnaie, l'assignat, mécontente les paysans et se dévalue rapidement. Le calendrier républicain déroute une population attachée à la religion catholique et à ses traditions. La constitution de 1795 met en place les municipalités de canton. Les communes créées en 1790 s'associent pour ne plus constituer qu'une seule unité administrative : Le canton.
  Mirebeau pour Massognes.
  Vouzailles pour Jarzay.
    Nos villages n'ont plus que deux responsables : un agent municipal et un adjoint.
  Le consulat supprime les municipalités de canton et on revient à l'administration communale traditionnelle avec maire élu au suffrage censitaire. La vente des domaines de l'église devenus biens nationaux ne permet pas aux paysans trop pauvres de se porter acquéreurs. Ils n'y a pas de redistribution des terres et la mesure profite aux bourgeois aisés.
    Dans les deux villages, les jeunes nobles en âge de porter les armes ont émigré à l'étranger.
  A Massognes, la famille Fouquet, de petite noblesse, allié à la bourgeoisie n'a pas été inquiétée.
    Mais à Jarzay, les biens des de Laistre, parents d'émigré, ont été mis sous séquestre. Réfugiés dans leur maison de Poitiers, les " ci-devant "seigneurs ont connu de graves difficultés, accentuées par l'arrestation et l'incarcération du Comte à la prison de Montargis. Alors que le frère de la comtesse, seigneur de Touffou, est guillotiné, Armand Joseph de Laistre est sauvé au dernier moment, par la chute de Robespierre. Après la levée du séquestre et le jugement de partage, les de Laistre retrouvent une grande partie de leurs domaines immobiliers en 1797.
   
Les maires de Massognes pendant la révolution
      Pierre-René Roblin, de 1787 à 1792  
      Mathurin Villain, de 1793 à 1795  
      Pierre-René Roblin, agent municipal de 1795 à 1799, puis maire pendant le Consulat de 1799 à 1802.
       
    Les maires de Jarzay pendant la révolution
      Jacques Gautier de 1787 à 1795  
      Pierre Gorin, agent municipal de 1795 à 1799  
      André Laurandin - maréchal, ancien greffier de la municipalité, élu en 1799 puis maire jusqu'en 1811
       

 

Massognes au XIXe siècle

Des changements majeurs

La suppression de la paroisse de Jarzay

L'événement majeur du début du XIXe siècle est la suppression de la paroisse de Jarzay,
  suppression effective le 1er juillet 1804.
Le curé Bernier, décédé en 1800, n'a pas été remplacé. Par décision gouvernementale et en
  accord avec l'évêché, la paroisse est supprimée. Jarzay est rattaché à Massognes en ce qui concerne le culte et les offices. Toutefois, l'église n'est pas désaffectée et est restée un lieu de culte consacré. La décision est très mal accueillie par les habitants qui devront pourtant s'y plier.
Au cours du XIXe siècle, l'église se dégrade progressivement. Elle sera désaffectée, puis
  démoli au milieu du XXe siècle.
Aujourd'hui, il n'en subsiste que le clocher.

L'intégration de Jarzay à la commune de Massognes

    En juin 1828, Jean Baptiste Sénéchault, maire de Jarzay, meurt et n'est pas remplacé.
  La décision est prise par les autorités administratives de supprimer la commune de Jarzay et de l'intégrer à celle de Massognes. L'intégration devient effective le 1er janvier 1832. La nouvelle commune, regroupant les deux villages, a pour maire Louis Dribault. Comme la suppression de la paroisse, celle de la commune est très mal ressentie par les habitants.
    Trente ans plus tard, en 1862, ils n'ont rien oublié et envisagent un possible retour à l'autonomie communale.
  Il demande : " La distraction des habitants de Jarzay et leur érection en commune " La requête présentée au préfet est rejetée. Bon gré, mal gré, le village de Jarzay devra demeurer dans la commune de Massognes.

L'évolution sociale

Le déclin des familles seigneuriales

    A Jarzay, au château réside Armand Claude de Laistre, de retour d'émigration, héritier du domaine depuis le décès de son père en 1801. Il épouse Henriette Louise Félicité Bunault de Montbrun. Ils ont eu une fille en 1806, puis un garçon qui n'a pas survécu. Quelques années plus tard, le couple a quitté Jarzay pour s'installer au château de Marconnay. Armand Claude de Laistre Fut nommé sous-préfet à Poitiers, en 1815, à Loudun en 1817, puis à Roanne en 1821. Il mourut en 1830. Ni lui ni ses descendants ne revinrent à Jarzay.
   
    Le château devint, vers 1810, la propriété de Mme de Razilly, née Henriette félicité de Graveron, veuve d'un marquis d'ancien régime. Elle l'occupera jusqu'à sa mort en 1834.
Son neveu, Charles de Graveron, hérita de l'ensemble de ses domaines. Il vendit les terres et le château fut démantelé et ses pierres cédées comme matériaux de construction. Triste fin pour un édifice au passé glorieux.
    Avec Mme de Razilly, qui revendiquait le titre de marquise, la noblesse s'éteignait à Jarzay.

A Masssognes

    François Philippe Fouquet, héritier du domaine des Grands Rosiers, de retour
  d'émigration, épousa en 1809 Sylvie Émilie de Mangin. Leur fils, Isidore Claude Fouquet, dernier représentant de la lignée, n'eut qu'une fille unique et avec lui disparaîtra la famille noble de Massognes.

L'émergence de la bourgeoisie

Quelques marchands aisés, non nobles, mais enrichis dans le commerce des céréales,
  ont acquis des biens nationaux puis une partie des domaines ayant appartenu aux seigneurs. Fortunés, donc électeurs et éligibles dans les nouvelles institutions, nantis d'une instruction bien supérieure à celle des paysans illettrés, ils deviennent des notabilités. C'est l'émergence d'une bourgeoisie rurale et marchande dans à laquelle seront choisis, au cours du siècle, ceux qui prendront les décisions concernant la collectivité.
Trois familles, apparentées et alliées, les Roblin, les Mittault, les Dribault, ont ainsi
  dominé la commune, de Pierre René Roblin, maire de 1799 à 1804, à Pierre Mittault, maire de 1887 à 1892. Élus par leurs concitoyens ou nommés par les préfets, quel que soit le régime, ils occupent les postes de maires et d'adjoints, assurant à la vie municipale une grande stabilité, entraînant sans doute un certain conservatisme, défavorable à l'évolution sociale.

L'administration communale au XIXe siècle

Les diverses constitutions rédigées après 1789, celle de 1790, de 1792, de 1795, de 1799 ont maintenu au niveau local l'administration de la commune par un maire assisté d'un adjoint et d'un conseil municipal.
À partir de 1799 et pendant tout le XIXe siècle, quel que soit le mode de gouvernement central, empire, monarchie, république, le maire a toujours été l'administrateur de la commune.
Les conseillers municipaux élus choisissent parmi eux le maire, mais les maires, dans certains cas, sont nommés par le gouvernement. Tous les citoyens ne sont pas électeurs. Seuls votent ceux qui peuvent justifier d'une certaine fortune puisque payant un impôt conséquent. C'est le suffrage censitaire -- masculin bien évidemment. Une loi de 1818 permet même aux concitoyens les plus imposés non élus d'assister aux réunions du conseil municipal. C'est la consécration de l'administration locale par la bourgeoisie, situation qui s'est confirmée à Massognes jusqu'en 1870.
La constitution de 1875 ce qui s'établit à la 3 ème République institue le suffrage universel --masculin seulement --À cette date, tout citoyen devient électeur. (Les citoyennes devront attendre 1945 pour obtenir le droit de vote. C'est à cette date -- bien tardivement -- que le suffrage deviendra vraiment universel !)

Les maires de Massognes au XIX

Les maires de Massognes

1799 - 1804 Pierre René ROBLIN, maire jusqu'à 4 floréal an X (1802) "faisant les fonctions d'officier public "
   

1804 - 1808

Jean BONNEAU - un maire à peu près ignorant, qui sait à peine écrire, remplacé momentanément par un bourgeois aisé et instruit, qui fait un certain temps "fonction de maire " : François de Mouillebert, époux de dame Marie Fouquet
   
1808 - 1813 Jean Hilaire ROBLIN, maire, fils aîné de Pierre René ROBLIN propriétaire - né en 1782.
    François MITTAULT, adjoint en 1809.
   
1813 - 1819 François MITTAULT, maire, propriétaire à Massognes meurt le 15 novembre 1819, à 45 ans.
    Pierre ROBLIN, adjoint en 1815.
1819 - 1826 Pierre ROBLIN propriétaire, ancien adjoint, maire en décembre 1819.
    François PERINET, adjoint le 9 octobre 1820, signe les actes à partir du 7 mars 1826.
1826 - 1832 Louis DRIBAULT, maire, né en 1793, époux de Louise PERINET.
    René MÉTAIS, adjoint.
1832 - 1860 Louis DRIBAULT, maire la commune unifiée
    René MÉTAIS, adjoint jusqu'en 1838
François MITTAULT, fils, adjoint en 1838
Jacques Sénéchault, de Jarzay adjoint en 1842
1860 - 1867 Louis DRIBAULT fils, maire
Jacques Sénéchault, adjoint
1867 - 1870 Alexandre Roblin, maire
René Brottier, adjoint
1870 - 1878 René Brottier, maire
René Jaulin, adjoint
1878 - 1884 René Jaulin, maire
Hilaire Vaslet, adjoint
1884 - 1892 Pierre Mittault, maire
Louis Chillault, adjoint
1892 - 1912 Jules Valet, maire, réélu en 1904, 1908 et 1912
Louis Couillault, adjoint jusqu'en 1904
Haut de page et les suivants

Les maires de Jarzay

1799 - 1811 André Laurandin, maire
André Boutin, adjoint
 
1811 - 1818 André Boutin, maire
1819 - 1824 Jean Cosson, maire
Jean Baptiste Sénéchault, adjoint
1825 Pas de maire, Jean Cosson a été suspendu de ses fonctions pour insuffisance notoire
1826 - 1828 Jean Baptiste Sénéchault, maire, décédé en juin 1828.
Pierre Gorin, adjoint
1828 - 1832 Pas de maire.
Pierre Gorin en remplit les fonctions.
1832 Intégration de la commune de Jarzay à celle de Massognes, effective le 1er janvier 1832.
1832 - 1842 Louis Dribault, maire de la nouvelle commune de Massognes intégrant le village de Jarzay
Jarzay, jusqu'en 1683 était un village de la paroisse de Cron (Craon)
En 1683, Jarzay est devenu une paroisse, une unité administrative autonome.
En 1790, Jarzay est devenu une commune et l'a été jusqu'en 1832.
Haut de page Son autonomie administrative a donc duré 149 ans.

 

Population et démographie.

    La population des villages, comme au siècle précédent, est majoritairement constituée par les travailleurs de la terre : "propriétaires" de domaines importants, cultivateurs, domestiques et servantes, journaliers. Les artisans sont nombreux : meuniers, maçons, charpentiers, charrons, " faiseurs de cercles", tisserands, cordonniers, sabotiers, maréchaux et forgerons ; tous les corps de métiers sont représentés.
    Tout le travail reste manuel, rude, la vie soumise aux aléas du climat. Les ressources sont toujours les mêmes, essentiellement agricoles. Au début du siècle, on commence à cultiver la pomme de terre. Le milieu du siècle est marqué par la fin des crises de subsistance et par la diminution de la mendicité.
    Le recensement de 1793 donne à l'ensemble des deux communes de Massognes et Jarzay un chiffre de population de 406 habitants. Au recensement de 1836, la commune nouvellement unifiée ne compte plus que 360 habitants. Par la suite, les recensements ont lieu tous les cinq ans et les chiffres permettent de suivre l'évolution démographique.

 

Année

Habitants

Année

Habitants

1836

1841

1846

1851

1856

1861

1866

360

474

516

557

543

588

573

1872

1877

1882

1886

1891

1901

1906

600

615

607

620

586

462

435

Haut de page

 

    L'essor démographique, général en France au début du XIX ème siècle, intervient tardivement dans nos localités. Mais il est évident à partir de 1840 et se poursuivit jusqu'en 1886. A cette date, la population de Massognes compte 620 habitants. Elle commence à décroître au recensement de 1891 et diminue régulièrement par la suite. Il n'y a plus que 435 habitants en 1906. Au XXe siècle, l'exode rural aggravera inexorablement la situation démographique du village.Haut de page

L'école et les progrès de l'instruction.

      Ce n'est qu'en 1833 qu'il est fait mention d'un instituteur à Massognes. Il s'agit d'Hilaire Massé, célibataire qui cumule sa fonction avec celle de secrétaire de mairie.
    C'est donc qu'à cette date que la commune possède une école, conformément à la loi Guizot.
    L'enseignement y est facultatif, uniquement réservé aux garçons, gratuit en principe pour les indigents, les autres élèves payant une rétribution, un droit d'écolage, qui complètera le traitement du maître.
    Jusqu'à cette date, il n'existe aucune possibilité pour les enfants de s'instruire. Aussi, les habitants sont, en majorité illettrés et aussi ignorants qu'aux siècles passés. Seul, les bourgeois aisés savent lire et écrire. La loi Falloux, en 1850, fait obligation à la commune d'entretenir une école publique, mais encourage l'enseignement privé.
    Ce n'est qu'en 1881 que l'enseignement primaire est déclaré gratuit. En 1882, il devient aïque et obligatoire, y compris pour les filles. A partir de cette date, il y à deux écoles à Massognes, une pour les garçons, une pour les filles. En 1897, des travaux d'agrandissement sont effectués à la "maison d'école ".
   

La fin du siècle est marquée par un net recul de l'illettrisme et de l'ignorance, même si, pendant les travaux des champs la fréquentation scolaire reste bien incertaine, même si bien des paysans ne perçoivent pas l'intérêt de l'instruction, en particulier pour les filles.

    L'instituteur, titulaire du brevet élémentaire, par ailleurs secrétaire de mairie est, à l'époque, une personnalité en vue de la commune. Haut de page

 

Les instituteurs de Massognes au XIXe siècle
1833 Massé Hilaire, célibataire
1863 - 1867 M Popinet, époux de Julie Langlois, fille d'Alexandre Langlois, forgeron à Massognes
1867 - 1876 M Memisseaud Alcide, Son épouse est maîtresse de couture.
1876 - 1880 M Pasquerault Pierre Alexandre. Sa soeur Melle Pasquerault Désirée est maîtresse de couture.
1880 - 1882 M Rodier Théophile, Entré en fonction le 1 er avril 1880. Melle Rodier Céline, sa soeur est "Directrice des travaux à l'aiguille"
1882 - 1888 M Boutin Jean. Par suite des lois sur l'obligation scolaire de Jules Ferry, il a en 1883, 105 élèves dans sa classe. Il se plaint de ne pouvoir remplir correctement sa fonction d'enseignant.
1888 - 1894 M Dadillon Jean Louis, 44 ans. En 1892 une école de filles est créée.En septembre 1892 madame Dadillon son épouse meurt victime de l'épidémie de suette miliaire.
1895 - 1900 M Chapron. Après plusieurs demandes rejetées par le conseil municipal obtient, en 1899, la création d'un cours d'adultes, pour lequel il recevra une rétribution de 60 francs. Haut de page
Classe 1922 Images de classe (si vous en reconnaissez certain, dites-le-moi, merci)
Classe 1942 Image de classe
 

LES DRAMES DE LA FIN DU SIECLE

  La fin du XIXe siècle est marquée par deux catastrophes majeures :
    -- une calamité économique : l'invasion du phylloxéra
    -- une tragédie humaine : l'épidémie de Suette miliaire.

L'invasion du phylloxera

Vers 1860, l'ouest du Mirebalais possède un vignoble très étendu et le commerce du vin procure aux agriculteurs une part importante de leur revenu. Les méthodes de vinification ont évolué depuis le XVIIIe siècle, mais la viticulture nécessite toujours une main-d'œuvre nombreuse, les façons culturales -- taille, bêchage, vendange s'effectuant exclusivement à la main.

Le phylloxéra, importé en Europe par des plants de vigne américains, apparaît en France en 1865, d'abord dans la région du Sud-Est. Le fléau détecté en Provence s'étend inexorablement. Il est signalé pour la première fois dans les Deux-Sèvres en 1872 et un peu plus tard dans la Vienne, dans la commune de Marnais. En quelques années, c'est la totalité du vignoble français qui est atteint et bientôt les vignobles locaux sont anéantis.
Le phylloxéra est un insecte à l'évolution complexe, qui s'attaquait à la fois la partie aérienne de la vigne et à ses racines qu'il finit par détruire. La propagation se fait par les insectes aériens que le vent dissémine.
Les conséquences de l'invasion phylloxérique furent dramatiques dans tout le pays. La production du vin s'effondra et sa commercialisation cessa. Privées du produit de la viticulture, frappés d'autre part par la baisse des cours des denrées agricoles, les paysans doivent faire face à une baisse dramatique de leur revenu. Ils n'ont d'autre choix que de se débarrasser d'une main d'œuvre de domestiques et surtout de journaliers, main-d'œuvre devenue en partie inutile par la suite de la disparition des vignes. La crise est sans précédent. Les ouvriers agricoles sans travail furent contraints de quitter le village pour aller chercher un emploi à la ville. L'exode rural, déjà amorcée en cette fin de siècle s'accéléra. La population de la commune diminua considérablement, passant de 620 habitant en 1886 liens que à 435 vingt ans plus tard (recensement de 1906.) Ce n'est qu'avec la plantation de porte-greffes américains résistants à l'insecte sur lequel on greffa des cépages français que le vignoble local put être reconstitués. Mais nombreux furent les paysans qui renoncèrent à la viticulture.Haut de page

L'épidémie de suette miliaire

Dans son étude sur la démocratie locale au XIXe siècle, M. Laurentin, instituteur -- historiens, fait allusion à " l'épidémie de 1892 " à laquelle il attribue une incidence sur la diminution de la population du village. Il ne précise pas la nature de cette épidémie.
Il s'agit en fait de la suette miliaire, maladie qu'il est aujourd'hui éradiqué, sa dernière apparition dans la Vienne datant de 1943.
À Massognes, la maladie débute en juillet et 1892, fait quatre victimes en août, puis prend une forme foudroyante en septembre. Une jeune fille de 22 ans meurt le 5, une femme de 34 ans le 12, à partir du 16, chaque jour est marqué par une nouvelle disparition. En 10 jours, on enregistre 9 décès.
À partir d'octobre, le mal semble enrayé. Il a fait près de 20 victimes en deux mois.
Contrairement aux épidémies des siècles précédents, on a à faire à une affection bien identifiée, très contagieuse et très meurtrière. Elle a fait 64 victimes en 1887 dans la région de Lussac les châteaux.
Les symptômes rappellent ceux de la rougeole, température très élevée, éruption rouge foncé sur tout le corps, sudation intense d'où le nom de suette -- puis apparition de pustules ayant la forme et la dimension d'un grain de mil -- d'où miliaire.
Sans soins médicaux appropriés, le malade meurt quelques jours après l'apparition des pustules. Ce fut sans doute le cas en 1892.
La maladie est très contagieuse et l'incubation rapide. Il est possible que le microbe -- qui n'a pas été isolé -- soit transmis par l'eau polluée des puits, comme celui de la typhoïde.
Lors d'une épidémie survenant en 1943 dans la région de Usson du Poitou, tous les patients purent être sauvés grâce à des soins médicaux appropriés. Mais en 1892, les médecins étaient désarmés et la population du village fut dramatiquement éprouvée.Haut de page

 

Ce résumé de l'histoire de notre commune actuelle, MASSOGNES, est le fruit des recherches de Madame CHILLAULT Régine, membre de l'association Historique de MASSOGNES, Institutrice retraitée, passionnée par l'histoire de son pays.

 

Madame Chillault est l'auteur de deux ouvrages :

LE CHÂTEAU ET LES SEIGNEURS DE JARZAY

MASSOGNES et JARZAY Deux paroisses rurales du Mirebalais au XVIII siècle.

 

 

Pour de plus amples renseignements vous pouvez joindre Madame CHILLAULT au Tel 05 49 51 06 55

ou par E-mail nerbusson@free.fr qui transmettra.

 

FIN

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le petit lexique de l'histoire

Suffrage censitaire:

retour

Système dans lequel le droit de vote est réservé aux contribuables versant un montant minimal (cens) d'impôts. (En France, le système censitaire, établi en 1791, a été remplacé par le suffrage universel en 1848.)

 

mouvance

retour

(de mouvoir) : Hist. État de dépendance d'un fief par rapport au domaine éminent dont il relevait.

 

gabelle

retour

Impôt sur le sel, en vigueur en France sous l'Ancien Régime, aboli en 1790

 

taille

retour

Impôt direct levé sur les roturiers, en France, sous l'Ancien Régime.

 

archivolte

retour

Archit. Face verticale moulurée d'un arc. nef : Partie d'une église de plan allongé qui s'étend depuis le chœur ou le transept jusqu'à la façade principale ou au narthex ; chacun des vaisseaux susceptibles de composer cette partie.

 

sigillée

retour

Marquée d'un sceau ou d'une empreinte semblable à celle d'un sceau, en parlant d'une céramique romaine et gallo-romaine rouge, vernie et ornée d'un décor en relief.

Vous êtes le

visiteurs